
C’est un peu de notre adolescence ferneysienne qui vient de s’envoler. Au début des années soixante, nous formions une joyeuse bande, insouciante et fraternelle : Michèle, Roland, Freddy, Michel et quelques autres, qui écoutions sur un électrophone Teppaz les premières rengaines de la Nouvelle vague. Martine était déjà la plus belle. Plus tard, elle épouserait un autre Ferneysien, Jean-Claude, dont elle a conservé le nom après leur divorce.
Enfant, Martine habitait chez ses parents, rue de Versoix. Son papa était électricien. Après ses études, elle avait décroché un emploi à La Poste, à Genève. Elle y a passé toute sa vie professionnelle. Au temps des copains avait succédé celui des amis de La Fourchette, club passionné de gastronomie et de voyages. Elle y participait régulièrement et joyeusement.
Mais la vie… La maladie… Martine est partie sur l’autre rive un lendemain de printemps. Nous l’aimions et je suis sûr qu’elle nous aimait. On ne voit bien qu’avec le cœur.