Le vernissage de nos deux expositions simultanées, La Gymnastique à Ferney et S’exiler pour survivre, s’est déroulé jeudi dernier en présence de Daniel Raphoz, maire de Ferney, de toute l’équipe de Ferney en mémoire et d’un public nombreux. Merci à tous.
Rappelons que les deux expositions sont ouvertes du lundi au vendredi de 16h à 19h ainsi que le samedi matin aux heures du marché. Possibilités d’autres vsites (scolaires, groupes, etc.): info@ferney-en-memoire.fr ou +33642775611.
De gauche à droite: Pierre-Marie Philipps, Viviane Trillaux, Daniel Forte, Stéphane Fréchin, Alex Décotte, Helen Wood, Geneviève Cartegini, Daniel Raphoz.
Maison des Pays de Voltaire 26 Grand’rue / Ferney-Voltaire
18 septembre – 18 octobre 2025
L’exposition retrace l’histoire de la gymnastique à Ferney-Voltaire, de sa fondation en 1906 sous le nom « Les Enfants de Ferney-Voltaire » jusqu’à nos jours.
Points clés de l’histoire du club :
Fondation et débuts (1906-1914) : Le club est créé en 1906 par six Ferneysiens dans un contexte d’après-défaite de 1870, avec un objectif de développement physique, moral et patriotique de la jeunesse. Les activités incluent l’athlétisme, le football, l’escrime et la préparation militaire. En 1908, le club rejoint l’Union des sociétés de gymnastique de France et se dote de son premier drapeau. Les entraînements se déroulent en plein air, et les réunions du comité au Café Voltaire.
Les guerres mondiales et l’entre-deux-guerres (1914-1945) : La Première Guerre mondiale interrompt les activités, avec des membres mobilisés et certains morts au front. Une tentative de reprise a lieu en 1916 avec un accent sur l’instruction militaire. L’entre-deux-guerres (1919-1939) est une période de fort développement. Le club organise un concours international en 1934 et construit sa propre salle de gymnastique, la salle Jean-Robert, inaugurée en 1936. La Seconde Guerre mondiale interrompt à nouveau les activités.
Après-guerre et développement de la section féminine (1945-fin du XXe siècle) : Les activités reprennent timidement en 1945. La section féminine est créée en 1957 sous l’impulsion de Maurice Malavallon (président de 1957 à 1977) par Odette Berthelot et Louise Sagne. Le club participe à de nombreux championnats départementaux, régionaux et nationaux, et organise ceux de l’Ain. En 1973, l’équipe Minimes féminine devient championne de France. Le COSEC (Complexe Sportif Évolutif Couvert) de Ferney, doté d’une salle de gymnastique, est construit au début des années 1970. En 1994, Ferney, Gex et Thoiry fusionnent pour créer l’Agym Pays de Gex.
Le XXIe siècle et l’évolution (2000-2025) : La salle Jean-Robert est démolie en 2000. Le club continue ses activités au COSEC. En 2006, Marie Pihen remporte le titre de championne de France en catégorie fédérale A junior. Le club compte environ 240 membres en 2025 et s’est ouvert à de nouvelles disciplines comme le Street Parkour, avec une victoire en compétition au printemps 2025.
Personnalités importantes :
Victor Trillaux (dit Zolet) : Figure emblématique du club, il a participé à la construction de la salle Jean-Robert et a occupé diverses fonctions (gymnaste, moniteur, dirigeant, porte-drapeau).
Maurice Malavallon : Président pendant vingt ans (1957-1977), il a marqué l’histoire du club et a impulsé la création de la section féminine.
Laetitia Mahieu : Entraîneure des équipes féminines.
L’exposition inclut également une liste des présidents du club de 1906 à nos jours. Le club, désormais appelé Agym Ferney-Voltaire, est un acteur important de la vie locale, participant aux événements municipaux.
Le livre « La Gymnastique à Ferney » vient de sortir de presse. Il sera présenté lors de l’inauguration, le jeudi 18 septembre à 18 heures.
Exposition à Ferney-Voltaire (18 septembre-18 octobre 2025)18.9 au 18.10.2025
L’exposition « S’EXILER POUR SURVIVRE Passages clandestins des Juifs en Suisse 1942-1944 » décrit la fuite des Juifs persécutés vers la Suisse via le Pays de Gex, pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’exposition, produite par le Département de l’Ain, Direction des Patrimoines et des Musées, est composée de 20 panneaux, d’un livret de 15 pages contenant des portraits de familles et leurs itinéraires, et d’une borne tactile avec 12 montages vidéo et 7 montages audio.
Les panneaux couvrent divers aspects : l’exclusion et la déportation des Juifs de l’Ain, l’occupation allemande dans le Pays de Gex, la fuite vers la Suisse, l’aide et le sauvetage, l’accueil en Suisse, les refoulements, des récits de refoulements, la prison de Gex, la reprise des passages en 1944, le sauvetage d’enfants, les exécutions et déportations en 1944, ainsi que des figures de la résistance comme François Lachaux, le grand-père de l’actuel maire d’Ornex, Olivier Guichard.
L’exposition décrit des itinéraires des familles passées en Suisse, détaillant des points de passage identifiés pour des groupes de Juifs en 1942-1943 et en 1944, avec des noms de familles et des lieux spécifiques (Ferney, Ornex, Meyrin, Vireloup, etc.).
L’exposition est ouverte du 18 septembre au 18 octobre 2025 (du lundi au samedi de 16h à 19h, ainsi que le samedi matin de 9h à 14h). D’autres visites (groupes, scolaires, etc.) peuvent être organisées (contact decotte@gmail.com ou +33642775611)
Vernissage le 18 septembre à 18h30. Invitation à télécharger ci-dessous.
Notre petite équipe (de g. à dr. : Pierre-Marie Philipps, Helen Wood, Daniel Forte, Geneviève Caregini, Bartek Matuga, Alex Décotte, Stéphane Fréchin) s’est rendue lundi dernier à Bourg-en-Bresse pour prendre en charge l’exposition créée par le Département de l’Ain, « S’exiler pour survivre » qui sera présentée à Ferney (Maison des Pays de Voltaire) dès le 18 septembre.
Nous en avons profité pour découvrir les ors de la Préfecture et la salle plénière du Conseil départemental, où siège justement l’ami Pierre-Marie.
Dans un prochain message, nous vous présenterons en détails cette exposition exceptionnelle, ainsi que l’autre exposition (et le livre) que nous consacrons cette année aux 120 ans de la Société de Gymnastique.
Nous avons appris le décès de Gilles Truffaz, le 31 juillet 2025. La cérémonie religieuse s’est déroulée à St Genis le 7 août, suivie d’e l’inhumation à Echenevex. Nous pensons bien sûr à ses enfants, Valérie et William, mais aussi à tous les enfants qui ont eu la chance d’être ses élèves durant toutes les années qu’il a passées, comme enseignant, à l’école intercommunale de Ferney-Voltaire / Prévessin-Moëns.
Michel Debernardi nous a quittés au matin du 25 juillet. Il aurait eu 87 ans en août. Avec lui, c’est une figure ferneysienne, paisible et amicale, qui disparaît.
Michel était devenu orphelin très jeune. Pendant le Seconde Guerre mondiale, son père, de nationalité italienne, avait été fusillé par les Allemands dans le village où vivait la famille, Collonges-sous-Salève. À la fin des années cinquante, Michel était parti en vacances en Croatie. C’est là qu’il avait rencontré sa future épouse, Blazenka, décédée peu de temps avant lui, en février 2025.
Après une formation dans l’horlogerie, Michel était entré au Nations Unies, à Genève. Il s’y était longtemps consacré aux statistiques et à la défense du personnel mais, dans les dernières années de sa carrière, l’ONU lui avait confié plusieurs missions en Afrique, pour surveiller des élections censées marquer un certain retour à la démocratie. Michel y avait beaucoup donné, beaucoup reçu et il en était resté très fier.
Michel et Blazenka ont longtemps vécu à Ferney, où a grandi leur fille Isabelle, avant de s’installer dans une maison proche, à Ornex, où leurs deux petites-filles, Carla et Amélie, leur rendaient fréquemment visite. Parvenus à l’âge de la retraite, Michel et Blazenka continuaient à fréquenter assidument Ferney. Blazenka, sportive de toujours, y jouait à la pétanque tandis que Michel venait, chaque jour ou presque, au Clos des Boules voisin, où il pratiquait volontiers le jeu de belote.
Ils nous manqueront, l’un et l’autre. Les funérailles de Michel se dérouleront le mardi 29 juillet à 15 heures en l’église d’Ornex, après quoi Michel rejoindra Blazenka dans le petit cimetière voisin, pour leurs dernières vacances.
Je suis Claire-Lise, la fille d’Yvette Baud. Je vous informe de son décès à l’âge de 93 ans, le 21 juillet 2025. Elle a rejoint son mari Michel, décédé le 27 avril 2023 à l’âge de 88 ans. Ils avaient tenu des commerces au 24 Grand’rue à Ferney-Voltaire, de 1965 à 2000, un magasiin d’alimentation puis une enseigne Prénatal.
Ils ont eu une agréable retraite dans le village d’origine de ma mère, à Segny. Puis, la vieillesse arrivant, ils avaient déménagé sur la côte d’Azur pour rejoindre leurs enfants établis à Nice Une longue de vie bien remplie pour ma mère, marquée par 51 ans d’activité professionnelle dans le commerce, de 1949 à 2000!
Michel Marian fut, dans les années cinquante, un des gamins turbulents de Ferney. Marie-France Martin vivait avec ses parents à Prévessin. Brillantes études, rencontre, mariage, trois enfants… et l’accident, à l’entrée de Gex. Marie-France ne remarchera jamais. Michel décide de consacrer toute sa vie à celle de sa femme. Avec elle, il s’installe dans une maison en Bretagne où, chaque jour, il retourne sa femme chérie sur son lit médical, orienté vers a nature, la forêt et, au-delà, la mer. Un demi-siècle s’écoule ainsi. Michel s’épuise mais ne baisse pas les bras. Marie-France lui sourit et lu raconte des histoires dans une langue qu’il est le seul à comprendre. Ils sont, elle et lui, un exemple poignant d’abnégation et de courage. Michel n’a qu’une crainte, disparaître avec elle. Qui des deux partira le premier ? La réponse est venue ce 27 juin 2025. Marie-France a rejoint les étoiles qui n’avaient jamais cessé de briller dans ses yeux.